Le 13ème cantique de Frédéric Clementz : double pari gagné

Ce livre pourrait ne pas être adapté à un jeune public compte tenu de l'usage de contenu à caractère sexuel, usage de drogue et d'alcool et/ou de violence.
Le 13ème cantique de Frédéric Clementz : double pari gagnéLe treizième cantique par Frédéric Clementz
Genre: Horreur, Thriller
Pages: 230
Format: Livre papier
Lu par : Ciena
five-stars
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Ils ne connaissent pas encore leur pouvoir…

Quel est donc cet événement décisif auquel vont participer Maria, Lone et tant d'autres d’ici 24 heures ? Pourquoi, depuis deux mois, ne répond-on pas à leurs questions sur cet événement crucial ? Et que font-elles dans ce lieu inquiétant, ce PN1 où d'étranges sentinelles ont tous les droits ? Qu'ont pu commettre ces deux femmes pour mériter cet isolement et cette menace de franchir un jour la mystérieuse porte H ? Cette porte qui fait tant parler.

Enfin, loin de cet endroit déroutant au milieu de nulle part, qui sont ces personnages aux vies fracassées ? Oui, pourquoi parler de la Gitte, d’Hania la Berbère, de Nash le dingue et tant d'autres ?

Dans 24 heures, cet événement hors-norme risque de laisser derrière lui des perdants et de l’épouvante. Lone et Maria le savent.

Aussi, ne reste-t-il que deux choses à faire : ne pas perdre, et s'en aller d'ici. Vite.

Après Le Serment du Passeur, Le 13e Cantique est un nouveau voyage hallucinant au plus noir de l’âme humaine mais pas seulement. Non, car ce voyage étrange a aussi le don de réveiller la lumière insoupçonnable qui dort chez les damnés de l'enfer. Et là, c'est une toute autre histoire qui commence. Une histoire qui peut changer LA VIE.

Bon, on va être honnête: avec “le serment du passeur” Frédéric Clementz avait fait fort, très fort et bien que je sois hyper difficile en livres, à ce jour, il reste ma référence incontestée dans le domaine du thriller psychologique.

Quand en plus vous discutez avec l’auteur vous réalisez qu’il est loin du genre “je me la pète” facon best-seller. Que voulez-vous. Y a des gens qui sont beaux, gentils, et talentueux (comme moi par exemple 😄).

Oui mais, en général, quand on obtient le genre de succès que Frederic Clementz a eu avec son premier roman, le risque est de ne pas se remettre en question et, souvent, le second devient un flop abyssal.

Je vous rassure tout de suite c’est très loin d’être le cas avec “Le 13ème cantique”.

L’écriture est aussi, voire plus, ciselée que pour “le serment du passeur”. Les héros sont à leur place. L’intrigue est haletante jusqu’à la dernière page, où, comme pour le premier livre, vous vous apercevrez que vous vous êtes fait avoir MAIS… l’histoire est juste horrible.

Tortures, violence, noirceur physique et psychologique. Rien ne vous sera épargné. Un peu d’ailleurs comme “à mains nues” de Paola Barbato, dont je vous avais déjà parlé. Mais là par contre il n’y aura aucun moyen de se cacher. C’est peut-être mieux comme ça d’ailleurs car du coup, en étant plus cru, l’auteur protège un peu le lecteur qui aurait du mal à gérer ce qui est dit et ce que son imagination risque de lui montrer autrement.

Pour ceux qui risquent de sortir traumatisés de cette lecture je vais cependant vous confier une astuce : en général on sort sali des livres violents. Pour celui-ci faites confiance à l’auteur et cherchez ce qui vous différencie des personnages.

Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu’une fois lu, si vous avez suivi mon conseil, vous réaliserez quelque chose d’important : vous êtes bien meilleur que vous ne l’imaginez et cette petite lumière intérieure, c’est au final, à mon avis (mais je le laisse le confirmer ou pas), ce que Frédéric Clementz avait envie de vous faire trouver dès le début. Mais pour cela il fallait en faire la démonstration en vous plongeant dans le noir le plus profond.

Encore un pépite inclassable avec une inquiétude cependant. On sent que Frédéric Clementz y est allé à fond. Le troisième roman ira t’il trop loin ?

Je ne peux rien dire de plus sur ce livre sans en dévoiler l’intrigue.

Je mets une étoile pour l’histoire que je n’ai jamais lue nulle part ailleurs.

Je mets une étoile pou les personnages qui sont tellement décrits qu’on ne peut imaginer qu’ils ne soient pas réels (un peu d’ailleurs comme dans “le serment du passeur”).

L’écriture est juste un “sans faute” pour lequel je mets une étoile

La couverture révèle l’histoire sans rien en dire. Une étoile.

Je le conseille à tous ceux qui n’ont pas peur de faire un voyage vraiment violent et perturbant mais pas aux personnes trop sensibles. De ce fait je mets une étoile à mes risques et périls.

3 thoughts on “Le 13ème cantique de Frédéric Clementz : double pari gagné

  1. Ce livre est tout simplement magistral. J’avais beaucoup aimé le Serment du passeur mais là, c’est encore plus haut !!!!!

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