Le mystère de Chalucet de Laurent Bourdelas : LNF

Le mystère de Chalucet de Laurent Bourdelas : LNFLe mystère de Chalucet par Laurent Bourdelas
Publié par Geste éditions le 30 aout 2016
Genre: Policier
Pages: 256
Format: Livre papier
Lu par : Ciena
dnf
Amazon

Présentation de l'éditeur
Laurent Bourdelas inaugure une nouvelle série de polars, où se mêlent des épisodes de l histoire du Limousin et des enquêtes policières menées aujourd hui, par un roman qui se déroule autour de l un des lieux emblématiques des environs de Limoges et Solignac : la forteresse en ruines de Châlucet, sur son éperon barré entouré par la Briance et la Ligoure. Spécialiste du lieu pour la sauvegarde duquel il milita, il fait revivre avec verve l épopée des brigands Perrot le Béarnais et Aymerigot Marchès qui s en emparèrent au XIVe siècle ; ilévoque aussi la figure d un autre « routier » : Geoffroy Tête-Noire, à Ventadour. De nos jours, le capitaine Léonard Vinoy et le lieutenant Mathieu enquêtent sur la mort par crucifixion de celui qui devait devenir le conservateur départemental du site de Châlucet. L opportunité pour l officier de police limougeaud (par ailleurs propriétaire d un bar à vin), de multiplier les rencontres, notamment avec un chanteur de rock sataniste installé dans la campagne limousine, et de faire découvrir à son adjoint les charmes de Limoges. Chevauchées, ripailles, amours et trahisons médiévales s immiscent dans la progression de l enquête, créant ainsi un suspense original.
Biographie de l'auteur
Né en 1962 à Limoges, Laurent Bourdelas, ancien étudiant du Centre de recherches historiques et archéologiques médiévales de Limoges, également diplômé en tourisme, s est spécialisé dans l histoire culturelle et littéraire. Il est professeur d histoire et géographie à Limoges, membre du Comité des Anciens Elèves du Lycée Gay-Lussac. Homme de radio depuis une trentaine d années, il est aussi photographe et écrivain. Récemment, son ouvrage L ivresse des rimes (Stock, 2012) a obtenu le Prix Jean Carmet, sa biographie d Alan Stivell (Editions Le Télégramme, 2012) est devenue une référence et il a contribué au Dictionnaire historique de Paris (La Pochothèque). Il vit à Vicq-sur- Breuilh.

J’ai toujours aimé les romans historiques. Ils rendent des évênements passés de notre histoire tellement réels qu’on a l’impression d’avoir la chance, l’espace d’une lecture, de pouvoir les vivre. La tâche est ardue : raconter une histoire sans trop malmener l’Histoire demande à la fois du talent en tant qu’auteur mais aussi un minimum de rigueur historique

Quant il s’agit de polar historique, cependant, le travail est encore plus complexe car il s’agit de faire avec toutes les difficultés du polar (intrigue, suspense etc…) tout en conservant de l’Histoire ce qu’il faut pour le rendre encore plus passionnant mais sans qu’un genre n’écrase l’autre.

Dans Le mystère de Chalucet, la part d’Histoire est largement conservée par l’auteur(après tout c’est son métier). Cependant la part du polar est simplement ratée. Ce n’est pas que l’histoire en elle-même est mauvaise, loin de là, mais l’auteur n’a pas su retirer sa veste d’historien pour prendre celle de l’auteur de polar. L’écriture est trop lisse, trop distinguée, trop érudite, on n’arrive pas à accrocher au suspense.

Même les personnages ressemblent tous à leur auteur ; le commissaire de police est un ancien de Saint-Cyr qui passe son temps à critiquer la société et spécifiquement l’éducation (selon lui trop nivelée par le bas) en buvant du bon vin et en mangeant dans un restaurant chic avec une avocate aussi distinguée que lui.Pour que le polar nous tienne en haleine il aurait fallu que le héros, au moins, soit monsieur tout le monde. Ce n’était pas le cas.

De ce fait, entre les chapitres qui se situent dans le Limousin du XIVe siècle, intéressants malheureusement trop courts pour qu’on s’y plonge vraiment, et ceux d’aujourd’hui mais dont les personnages ne sont vraiment pas attachants et le suspense plutôt poussif, “Le mystère de Chalucet”, dont l’idée de départ est pourtant originale, devient une lecture plutôt ennuyeuse. Dommage !

Leave a Reply