On se retrouvera de Laetitia Milot : vraiment ?

On se retrouvera de Laetitia Milot : vraiment ?On se retrouvera par Laetitia Milot
Publié par Le livre de poche le 30 avril 2014
Pages: 288
Format: Livre papier
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Avant de mourir, la mère de Margot lui révèle un terrible secret, enfoui depuis trente ans : une nuit, alors qu'elle rentrait chez elle à pied, elle a été violée par quatre hommes et laissée pour morte sur le bord de la route. Un enfant est né de ce viol. Cet enfant, c'est Margot. Bouleversée par le chagrin, Elle va désormais tout mettre en oeuvre pour trouver la vérité sur ses origines. Commence alors une quête douloureuse et dangereuse qui fait surgir le doute, le mensonge, et la mort. Mais rien ne peut retenir Margot. Ni l'amour fou de Gabriel, ni l'amitié d'Alice, ni même son psy. Secrètement, elle prépare sa vengeance. Mêlant suspense, espoir et passion, le premier roman de Laëtitia Milot dénonce les effets dévastateurs des violences faites aux femmes et le scandale de l'impunité des coupables.

Amatrice de livres policiers ou “thrillers”, le résumé de ce livre m’avait bien plu. Et puis, j’ai vu le nom de l’auteur, Laëtitia Milot, plus connue sous le nom de Mélanie Rénato (personnage de la série à succès Plus belle la vie). Quoi, une actrice de série populaire qui écrit des romans?

J’ai donc effectué des recherches et à ma grande stupéfaction le livre a été co-écrit avec Johana Gustawsson. Elle avait déjà écrit la biographie de Laetitia Milot en l’interviewant.Qui a fait quoi exactement, on ne sait pas. Johana Gustawsson est journaliste, auteure de romans policiers, diplômée de Sciences-po. Je ne veux pas paraître méchante, mais le style du livre et surtout l’ecriture ne correspondent pas à la manière de s’exprimer de Laëtitia Milot. Je trouve donc très hypocrite de ne mettre que le nom de l’actrice en première page et de profiter de sa notoriété pour faire vendre.
 J’ai donc commencé ma lecture avec quelques à priori.
Et puis vint le choc dès les premières pages. Une scène de viol collectif. Treize pages insoutenables, d’une extrême violence qui m’ont donné la nausée tellement les descriptions sont réalistes. La scène se déroule sous nos yeux sans que l’on ne puisse rien y faire. Un sentiment de rage, de frustration m’a envahit à la lecture de ce livre. Comment des hommes peuvent-ils se comporter en bête? Et c’est là tout le charme de ce livre, on vit l’histoire avec les personnages, nous ne sommes pas simples spectateurs. Et la violence des premières pages n’est pas gratuite. Certes, celle-ci est présente tout au long du récit mais elle permet à l’auteur de nous plonger au coeur de l’histoire.
On suit Margot tout le long de ses recherches, à la poursuite d’une partie manquante de son histoire. On souffre avec elle, on lui trouve des excuses quand elle commet l’irréparable. Personnage très attachant, Margot souffre de ne pas savoir ce que son géniteur aurait pu lui transmettre. Elle ne se reconnait plus dans la glace. Sa quête va la mener aux portes de la folie. C’est une femme forte, courageuse qui va se démener pour trouver la vérité sur sa conception. Mais à quel prix car à trop cotoyer les noirceurs de l’humanité, ne va t’elle pas y laisser son âme? Par contre, la fin de l’histoire me semble un peu bâclée et tirée par les cheveux. Mais ça, je vous le laisse découvrir par vous mêmes.
Ce livre traite donc d’un sujet tabou en France qui est le viol et de ses conséquences sur la victime mais aussi sur son entourage et des dégâts que le silence dû au tabou peut engendrer. On se pose alors la question : que ferait une femme violée qui découvre qu’elle est enceinte? Et comment dans notre monde actuel des hommes peuvent-ils encore perpétrés un acte aussi bestial?
 Ce livre est une vraie découverte et je le conseille vivement. Mais faire croire aux lecteurs que Laëtitia Milot en est l’unique auteur est un procédé malhonnête.
NLDR : Les nouvelles plumes sont fières de faire découvrir de vrais nouveaux talents. dans le cas de ce livre, bien qu’il soit bon à lire nous refusons de le noter car nous avons un vrai doute sur l’identité de l’auteur.

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