Harem d’Eric Costa participe à Clichy Plage !

Il y a quelques mois le blog avait eu la chance de critiquer le livre “Harem” d’Eric Costa. Celui-ci avait déjà remporté un vif succès puisqu’il avait été coup de coeur du Jury Amazon Kindle au salon du livre 2017.

Et bien nous sommes heureux de voir que ce livre continue fièrement sa route puisqu’il fera partie des livres disponibles pour participer à Clichy Plage !

Qu’est-ce que c’est ? comment en bénéficier ? C’est ici que ça se passe.

Le mannequin du salon du livre

Hier j’ai discuté avec une nouvelle plume qui venait d’auto-publier son livre. Il était bon et, par curiosité, je lui ai posé la question rituelle : “pourquoi avoir choisi l’auto-édition plutôt que l’édition traditionnelle ?”. Je m’attendais à la réponse classique bien sûr mais j’ai été très surprise lorsqu’elle (il en l’occurrence car c’était un homme) m’a dit “Je l’ai déjà fait mais l’édition traditionnelle ne me convient pas. L’éditeur me pousse à aller dans des salons.”

Cette réaction, je l’ai déjà vue avant. Certains auteurs manquent de confiance en eux ou en leur oeuvre ou tout simplement ne savent pas comment faire mais n’osent pas le dire (surtout ceux qui ont du mal avec les nouvelles technologies d’ailleurs). Ils refusent de comprendre que parmi les plus de 90.000 titres qui sortent chaque année (source Syndicat National de l’Edition) et compte tenu que moins de 70 % des français ont lu un livre dans l’année, leur livre n’a aucune chance d’être ne serait-ce que visible s’il ne font pas l’effort de le mettre en avant eux-mêmes. Cependant cet auteur, m’a dit c’est, je cite  : “Je ne suis pas assez beau pour qu’on me remarque”.

En gros et pour résumer sa pensée, le salon du livre n’est pas fait pour présenter des livres mais pour présenter des mannequins déguisés en auteurs et de toute façon seuls les plus beaux vendent leurs livres. Ca m’a sidérée.

Et puis je suis tombée sur CA

Il y a quelques semaines je me suis lancée dans une nouvelle aventure littéraire dont je vous parlerai dans un autre article et on m’a dit à peu près la même chose : “Ciena ton idée est super mais vu que tu es une taille XXL il y a peu de chance que les éditeurs te prennent au sérieux”. Pardon ?!

Je connais cependant tout un tas d’auteurs qui ne sont pas des mannequins mais qui vendent bien, que ce soit en salon ou en librairie. Leur secret ? L’amabilité et une touche d’originalité. J’ai vu une auteure de fantasy, par exemple, dont le stand était plein parce que, tout simplement, au lieu de juste étaler ses livres, elle avait décoré sa table avec des bouteilles de “potions magiques” (du coca), de bonbons mystérieux et de paillettes partout.

Personnellement je suis comme je suis. Je ne vais pas du jour au lendemain faire une taille 42, c’est comme ça. Et alors ? Je suis souriante, dynamique, je crois en mes projets, dans les auteurs et si certains éditeurs ne le voient pas et bien…. tant pis pour eux et c’est tout ! (et si vous voulez savoir de quoi je parle cliquez ici).

De même je crois qu’un auteur souriant, dynamique, qui croit en son livre, n’a pas besoin de se transformer en “mannequin du salon du livre” pour réussir mais il a certainement besoin des bons outils et pour le prouver j’ai décidé de mener une expérience…. que je vous dévoilerai dans un prochain article.

 

Séquence de Nathalie Polissadoff : LNF

Séquence de Nathalie Polissadoff : LNFSequence par Nathalie Polissadoff
Pages: 256
Format: Ebook
Lu par : Laetitia
dnf
Amazon

Entouré d’une équipe de mathématiciens de génie, un scientifique est à la tête d’un « Projet » dont le monde ignore l’existence : les fréquences des ondes émises par la pensée humaine formant un réseau que l’on nomme plus communément « inconscient collectif », ont été encodées dans un programme informatique capable d’en réécrire les données et de faire parvenir des messages vers les inconscients. Seul 0,001 % de la population n’est pas réceptif à ces messages.

Lise, jeune architecte parisienne, dont la perception de ce qui l’entoure diffère de la majorité de la population, croise la route d’un groupe d’activistes mené par Pierre, un ancien journaliste devenu leader charismatique et Sylvain, un petit génie de l’informatique qui a découvert les codes. Fascinée par ce qu’elle découvre, elle rejoint leur combat et s’inscrit dans une spirale infernale de luttes qui les mèneront, eux et la planète vers leur destin, découvrant peu à peu qui se cache derrière ce « Projet » à grande échelle qui pourrait bien les dépasser eux et toute l’humanité.

Qui se cache derrière cette manipulation qui concernerait l’humanité toute entière ? Jusqu’où devront-ils aller pour obtenir ce qu’ils cherchent ? Que vont-ils découvrir sur eux-mêmes et sur le monde ? Jusqu’où entraineront-ils la planète ?

Un thriller moderne, haletant, traitant de sujets actuels. Un récit regorgeant d'action, aux personnages attachants. Un thriller technologique qui joue avec les codes des théories du complot et qui vous fera voyager de Paris à Washington.

Voici un techno-thriller sur une manipulation mentale au niveau planétaire, une théorie du complot à échelle mondiale. Continue reading “Séquence de Nathalie Polissadoff : LNF”

Interview de Sylvain de Mullenheim

Il y a un mois nous avons critiqué sur les nouvelles plumes « Dieu, l’Etat et moi » de Sylvain de Mullenheim. Outre le fait que j’ai simplement adoré le livre et je vous avais promis de cuisiner l’auteur, ce qu’il a accepté de bonne grâce.

 

Bonjour Sylvain. La quatrième de couverture vous présente juste comme « lobbyiste à Bruxelles », ce que j’ai trouvé très vague et pas très flatteur. Qui se cache donc derrière « Dieu, l’Etat et Moi » ?

Bonjour Ciena. Je travaille depuis une douzaine d’années dans l’industrie des énergies renouvelables dans des fonctions de développement et de vente.  Mais j’ai commencé ma carrière dans les affaires publiques à Bruxelles et Paris, dans le secteur de la défense notamment. Être lobbyiste n’est ni plus ni moins flatteur qu’un autre métier. Quand un architecte veut construire une maison, il parle avec la mairie. Globalement les règles sont claires et connues. C’est assez simple. Mais quand un industriel veut fabriquer un produit nouveau, surtout si ce produit est un peu compliqué, il faut un dialogue très poussé avec l’État pour définir les règles du jeu, faire comprendre aux deux parties les besoins de chacun et poser un cadre dans la durée. Un lobbyiste sert à cela.

Comment vous est venu l’idée d’écrire un roman et ce livre en particulier ?

Écrire un roman a toujours été une évidence. La seule question était quand. L’idée est venue progressivement. Mais l’illumination s’est imposée par la lecture des Commentaires sur la guerre des Gaules de Jules César, qu’il a dicté quelques mois à peine après l’action qu’il décrit. J’ai donc imaginé le journal d’un chef d’État, tenu pendant l’action. Pas de recul. Pas de camouflage. La vérité brute. Et j’ai voulu placer le président dans une situation hautement improbable, où une situation se présente sur laquelle il ne peut rien malgré tout son pouvoir.

Alors, question qu’on a dû vous poser des centaines de fois, est-ce que les relations, le fonctionnement, l’atmosphère que vous décrivez au sein du gouvernement, se passent réèllement ainsi ?

J’ai décrit ce que j’ai vu, et supposé le reste grâce à mon expérience. Plusieurs lecteurs, familiers des allées du pouvoir, ont été troublés par la lecture du livre, car ils ne discernaient pas la fiction, et m’ont dit « mais enfin Sylvain, ça se passe vraiment comme ça. Je me sens comme chez moi dans ce roman ! ».  La pratique de l’État diffère en fonction des hommes qui s’y trouvent, mais son sens profond reste le même. Ce sens induit un comportement des acteurs qui le dirigent. C’est ce comportement que j’ai essayé de narrer.

De même, on a la sensation dans votre livre que le président a vraiment le sens du devoir, d’exercer un sacerdoce au service de son pays. Or il ne vous a pas échappé que nous, commun des mortels, voyons plutôt les politiciens comme des opportunistes, qui ne pensent qu’à leur poche et se moquent bien du petit peuple (un peu comme ce président étranger décrit dans le livre qui préfère faire une guerre, juste pour garder un équilibre économique). Qui est dans le vrai ?

Je suis persuadé qu’il n’est pas possible de devenir président de la Vème République, si l’on a pas quelque part en soi la volonté de servir un idéal. Certes, cette volonté de servir s’accommode ensuite d’une stratégie plus ou moins claire et de coups tactiques plus ou moins tordus. Dieu sait qu’il y en a. Mais le métier d’homme politique consiste à rassembler des gens et personne ne peut rassembler s’il est creux. Il faut une petite flamme, même tout petite, même une apparence de petite flamme. Et puis une campagne présidentielle est une lessiveuse. La vérité des candidats finit par apparaître devant la forêt des micros et caméras qui les accompagnent.

Allez, dites-nous tout, de qui vous êtes-vous inspiré pour créer Wandrille, Dominique et Pierre ?

J’ai pris garde de ne croquer personne. Pour Wandrille je voulais un grand homme, c’est-à-dire quelqu’un qui a compris le sens profond d’un État moderne et des devoirs de son chef. Ce personnage est devenu autonome très vite. Ses réactions étaient évidentes – excepté que je ne suis pas un grand homme et qu’il m’a fallu parfois des semaines pour trouver ce qu’il décide en une seconde. Ensuite j’ai ajouté un point faible, un sujet qui le rend irrationnel. Là je suis allé au plus simple s’agissant d’un politique : un de ses ennemis le rend paranoïaque.  Dominique, le secrétaire général de l’Élysée, est un mélange imaginaire de plusieurs grands serviteurs de l’État que j’ai rencontrés. Pour Pierre, j’ai un peu pensé à Raymond Barre : il est sage, bienveillant et lyonnais.

Wandrille est très quatrième république comme président. Pensez-vous que nous avons perdu en « grandeur » politique depuis lors ?

Les présidents de la quatrième n’avaient aucun pouvoir. Wandrille est un président de la cinquième. Il est le chef incontesté de l’État et dirige son petit monde. Si vous faites référence à De Gaulle, il était grand dans la mesure où il a sacrifié ses intérêts matériels. Par exemple il a refusé de toucher son traitement de président de la République et s’est contenté de sa solde de général de brigade. Il a fait poser un compteur électrique dans ses appartements privés de l’Élysée pour payer son électricité. Après avoir quitté le pouvoir il n’a rien demandé. Sa vision politique, qui passait avant le reste, lui imposait ce comportement. Évidemment cette grandeur n’est pas allée sans une zone d’irrationalité où la mesquinerie a côtoyé la tragédie. Il semble que François Mitterrand a été le plus proche de cette grandeur, si ce n’est que De Gaulle veillait à son budget, alors que Mitterrand semblait se moquer des contingences. Heureusement que, dans son genre, il était frugal. Tous les autres président ont, à un moment ou à un autre, recherché l’indépendance matérielle dans des proportions excessives, ce qui traduit une faiblesse.

La religion a une part importante dans le livre. Sans rentrer dans l’histoire, bien sûr, c’est suite à un événement tout à fait anodin que les choses changent pour Wandrille. Je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir un message du style « il suffit de faire le premier pas ». Pensez-vous qu’il serait plus équilibré pour une personne, surtout qui a des responsabilités aussi importantes, d’avoir une vie spirituelle ?

J’en suis convaincu en tant qu’électeur, c’est-à-dire en tant qu’acteur modeste de la gestion de l’État qui pense à ce qui est bon pour l’État. Son premier besoin est la paix civile. Pour cela le peuple doit obéir aux lois sans contrainte. C’est impossible si le peuple n’a pas de morale. Comme la durée de vie d’un État est très longue, il faut une morale dont les valeurs dépassent la durée de vie d’un homme. Pour cela certaines valeurs doivent être intangibles, inaccessibles aux modes. Pour protéger de telles valeurs, il n’y a que la transcendance : on décrète que telle ou telle valeur est située dans un plan extérieur à celui des hommes. Par essence, ce plan est celui de la spiritualité. Pour comprendre et appliquer ce que je viens de dire, le chef de l’État doit avoir un minimum de vie spirituelle.

Toujours dans « Dieu, l’Etat et moi », on comprend que le message semblait être adressé à Wandrille en tant que personne et non en tant que président. Cela me fait penser à la fin du film « Jeanne d’Arc » de Luc Besson où il est clair qu’elle est allée « trop loin » et s’est du coup détruite elle-même par mythomanie. Est-ce pour expliquer que Dieu n’est pas intéressé par la politique des hommes mais uniquement par leur cœur ? Une sorte de laïcité divine et implicite en quelque sorte ?

Spoiler Alert ! Le livre pose une question : se peut-il que Dieu se manifeste en songe au chef de l’État ? Mais je ne propose pas une réponse unique  car je voulais raconter une histoire dans laquelle chaque lecteur pourrait être libre de choisir ce qu’il voudrait. Et que je sois catholique n’y change rien car je ne peux présumer de ce que déciderait Dieu. Donc j’indique plusieurs possibilités. Des personnages pensent que le président est devenu fou. D’autres le suivent. Certains haussent les épaules et passent leur chemin. Comme vous le mentionnez Wandrille lui-même change d’avis. Je pose une question et chacun y répond comme il le souhaite.

J’ai pu écouter une interview que vous avez faite avec Frédéric Taddéï http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-social-club/europe-1-social-club-010517-jean-noel-fabiani-sylvain-de-mullenheim-flore-philis-et-marie-menand-3317354

Ce qui m’a marqué dans cette interview c’est le comportement du journaliste qui vous demande si, en gros, vous n’avez pas été un peu cinglé de parler de Dieu et de la laïcité dans un roman, avec un air un peu condescendant. Malheureusement que ce soit dans la vie ou l’édition, parler de Dieu n’est pas « à la mode ». Avez-vous eu à faire souvent à ce genre de remarques, pressions etc… pour l’écriture et la diffusion de votre livre ?

Pour être honnête je n’ai pas senti de condescendance chez Frédéric Taddéï, qui avait lu le livre et donné sa chance sur Europe 1 à un type qui imagine un président abroger la loi de 1905 et refaire du catholicisme la religion de l’État. Il y avait moins risqué. En règle générale je n’ai pas vraiment subi de remarques désobligeantes. Et puis le roman n’enferme pas le lecteur dans des considérations définitives. Je pose une question et propose plusieurs réponses dont aucune n’est polémique. Au pire on me regarde  comme un doux rêveur. Si le livre rencontre un grand succès, les choses seront peut être différentes.

Parlons maintenant de la mer qui a elle aussi une importance dans ce livre. Wandrille explique que celle-ci est notre avenir. Pourriez-vous m’en parler davantage ?

Houlà ! Pendant des heures. Pour faire court, une ruée industrielle a lieu. De plus en plus d’entreprises plongent dans les océans pour aller chercher ce qu’elles ne trouvent plus sur la terre. Les technologies leur permettent de plus en plus. Grâce aux océans nous nourrirons sans problème 10 à 15 milliards d’être humains. Les eaux couvrent les deux tiers de la planète tout de même. Je pense également que l’humanité ne pourra conquérir l’espace sans les richesses des océans. Il ne faut pas oublier que le premier milieu extra terrestre, c’est la mer.

Si un jour un Président avait le courage de Wandrille pour créer ce nouvel organe pour l’exploitation de la mer, ne risque-t-il pas de se passer ce qui se passe déjà pour la terre ? (Surexploitation, pollution etc…)

Au contraire ! La surexploitation a commencé sans contrainte et sans contrôle. Le mouvement est parti. Des navires sortent des diamants par cent cinquante mètres de fond en Namibie et Papouasie, peu connues pour leurs normes environnementales drastiques. Nous sommes en train de comprendre qu’il existe des flottes entières de navires de pêche dont les équipages sont constitués d’esclaves. On en trouve même la trace à Hawaï, aux États-Unis. La piraterie a fait son retour par endroit. C’est le Far West. Et plus le monde se tournera vers les moteurs électriques, plus il faudra de terres rares pour les composants de ces moteurs. Ces matériaux sont d’abord au fond des mers. Il faut arrêter le pillage sauvage qui a démarré et organiser l’industrialisation raisonnée des mers. Je propose dans le livre comment faire et comment financer cette industrialisation.

« Dieu, l’Etat et Moi » a été une véritable réussite, cela vous encourage-t-il à écrire davantage ? Avez-vous un nouveau roman en projet ?

Merci Ciena. Oui j’ai un projet en cours de conception. Chez moi cela peut prendre du temps car j’aime les histoires avec un fouillis soigneusement organisé. Il est question qu’il y ait un lien avec le livre actuel. Le ton sera le même, si possible léger et humoristique. Mais le thème devrait être plus… trash. Je n’en dis pas plus.

Quel lecteur êtes-vous ? Quels sont vos genres préférés ? Votre dernier livre lu ?

Pendant des années j’ai lu absolument tout ce qui me passait sous la main, notice d’aspirateur incluse. J’ai moins de temps désormais. J’aime la plume des grands hommes et viens de terminer les mémoires de Joseph Fouché, qui m’ont abasourdies. Je poursuis mon voyage chez les Romains et les Grecs et place « l’Histoire » d’Hérodote  sur le même plan que « l’Iliade » et « l’Odyssée ». Je dévore aussi la science-fiction lorsqu’elle est documentée. Les démiurges me fascinent et j’ai eu la chance de rencontrer il y a peu Laurent Ladouari, qui a déjà produit deux des sept tomes de son cycle « Volution ».

Si un nouvel auteur voulait se lancer dans l’édition de son manuscrit quel conseil lui donneriez-vous ?

Il n’y a ni miracle ni secret. Il faut travailler et ne jamais renoncer. Le reste finit par venir si on ne lâche pas. Les choses se font à un moment sans qu’on comprenne exactement pourquoi. Mais personne n’est jamais arrivé nulle part sans s’être accroché pendant des années.

Que pensez-vous de la « guerre » autoédition, édition traditionnelle ?

Pas vraiment au courant de cette guerre. Les deux modèles économiques sont différents. Un temps j’ai pensé me tourner vers l’autoédition, mais mon projet était une publication traditionnelle et je me suis accroché.

Etes-vous plus ebook ou livre papier ?

Papier ! Je n’y arrive pas à lire sur écran sauf si je n’ai pas le choix. Et j’aime la compagnie des livres.

Le blogébul de Cyann : un blog artistiquement drôle

 

Les Nouvelles Plumes est un blog littéraire et, du coup, forcément, mes interview tournent autour de ça.

Oui mais lors du concours « La Nuit des Blogs » j’ai découvert le blog d’une dessinatrice talentueuse, drôle et sensible, que j’ai tellement aimé que j’ai eu envie de vous le présenter et de faire une interview de Cyann, sa créatrice.

Bon alors à part ton pseudo, le fait que tu travailles dans un magasin et que ton chéri est astronome, qui se cache derrière la talentueuse Cyann ?

Ben, je suis une fille comme toutes les autres qui essaye de se faire sa petite place dans ce si grand monde. J’ai une formation de technicienne de laboratoire où j’ai bossé plusieurs années en bactériologie mais en partant au Canada, j’ai fait plein d’autres choses, ce qui m’a donné un bagage assez peu ordinaire. Mes centres d’intérêt tournent autour des arts (Littérature, dessin, cinéma…), bien sûr, mais aussi beaucoup autour des sciences, côté que j’aimerais beaucoup développer sur mon blog pour faire connaître aux gens de manière amusante toutes ces merveilleuses choses qui nous entourent.

Depuis quand dessines-tu ?

Depuis que je sais tenir un crayon, à vrai dire. J’ai vite compris, étant enfant, que dessiner pouvait m’emmener dans n’importe quel monde, au même titre que les livres, à cela près que je les créais à mon goût et que je pouvais en être constamment entourée. On crée des personnages, des vies, on s’attache, on grandit avec, on en rencontre des nouveaux et tout ce petit monde aide à évoluer et à franchir les étapes de la vie – beaucoup plus qu’on ne peut le croire.

Quels sont tes projets dans ce domaine ?

J’aimerais tenter de publier une BD faite à l’aquarelle sur mon arrivée en Guadeloupe alors que je n’avais que 10 ans et montrer comment, avec mon regard d’enfant, j’ai vécu ma drôle d’adaptation là-bas. Si ça marche, je referai la même chose mais cette fois-ci pour mon vécu au Canada. Rires garantis !

Que va devenir le blog dans le futur ?

J’espère le développer assez pour le faire connaître au plus de monde possible et, pourquoi pas, en faire un site. C’est beaucoup de temps et d’investissement mais les commentaires de mes lecteurs m’encouragent énormément. C’est extrêmement gratifiant de se dire qu’on réussit à toucher les gens, à les faire sourire, réfléchir ou qu’on leur apporte quelque chose lorsqu’ils lisent ce qu’on crée. Je fais une grosse différence entre « montrer ce qu’on fait » et « partager ce qu’on fait ». L’interaction avec les lecteurs, c’est précieux et ça m’apporte à moi beaucoup plus qu’ils ne le pensent ; alors quelle que soit l’évolution future du blog, mes échanges avec eux reste une des conditions sine qua non.

Du peu de bulles qu’on voit dans ton blog, l’humour est omniprésent. Ça ne t’empêche pas, à chaque fois, de faire passer un message fort (l’intolérance, l’hypocrisie, la violence). Le dessin est-il un moyen pour toi de te lever contre les injustices ?

Je le vois davantage comme un moyen d’exprimer ce que je pense et ressens plutôt que comme un moyen de lutte. Je fais passer des messages, mais si par la suite ils poussent les autres à réfléchir ou à évoluer alors tant mieux. Mais mon but principal est avant tout de toucher les gens, juste assez pour que eux entament le processus de réflexion. Un bon exemple dans ce que je fais, ce sont les strips « Kim et Meg ». C’est, de prime abord, une mini BD légère qui montre avec humour les interactions entre deux filles totalement différentes qui ne se comprennent pas. Mais je souhaite y faire passer des valeurs sous-jacentes comme la différence, la tolérance et surtout la compréhension. Kim comme Meg ont des à-prioris et même des préjugés (négatifs ou non) l’une sur l’autre et pensent exactement savoir qui elles ont en face – et même qui elles sont elles-même. Au premier regard, la BD semble faite pour sourire mais au fur et à mesure que j’en écrirai les strips, les lecteurs y verront une seconde lecture. Disons, en gros que je ne me vois pas comme une militante mais plutôt comme une « pousseuse à la réflexion ».

Parlons un peu lecture tout de même. Es-tu une lectrice et si oui quel genre de livre aimes-tu ?

Ma mère m’a appris à lire avant l’âge dit « normal », si bien que je lis couramment depuis toute petite. Je passais mon temps dans les bibliothèques et j’étais une vrai dévoreuse de bouquins !

Quand j’étais jeune, je lisais tellement que je le faisais même en marchant pour rentrer chez moi, entre les cours (et même durant le cours !), j’étais connue pour avoir toujours un livre sur moi. Il m’est déjà arrivé de lire même pendant les anniversaires des copines, c’est dire ! Je lis beaucoup moins aujourd’hui à cause de tout ce que la vie d’adulte impose comme contraintes et du temps que je passe aussi à bloguer, mais j’aime toujours autant ça.

Je lis de presque tout : de Hugo à Tolkien, en passant par Mary Higgins Clark, Lesley Downer ou Christopher Paolini. C’est très varié à la fois dans le genre littéraire mais aussi dans le type d’écriture. Pourtant je ne suis pas exclusive aux livres et j’ai dévoré énormément de bandes dessinées et de mangas, qui restent des genres encore trop méprisés parce que mal connus ou stéréotypés et c’est bien dommage car ils ont beaucoup à nous apprendre dans bien des domaines.

Offres-tu des services pour les auteurs et les éditeurs ? Si oui quoi et comment te contacter ?

J’aimerais bien réaliser des illustrations pour des livres ou des couvertures. Actuellement, je collabore avec Dixy, un jeune rappeur qui souhaite réaliser une vidéo You Tube sur le thème de l’alcoolisme et j’en conçois les illustrations. Parmi le million d’envies que j’ai pu avoir, j’ai toujours eu envie de créer des livres pour enfants ou même juste d’en illustrer. Il est possible de me contacter via mon blog ou ma page Facebook, si ça intéresse quelqu’un. 😉

Pour découvrir le blogébul de Cyann cliquez ici : Blog

Les plumes d’or 2017 sont….

 

Pour information, “Les Plumes d’or” est une distinction honorifique visant à remercier et féliciter les nouvelles plumes qui auront publiées et fait chroniqué leur deux premiers ouvrages sur le blog ET qui auront obtenu 5 étoiles à au moins l’un des deux.

Contrairement aux autres auteurs, leurs futures publications continueront à être chroniquées ici et leur actualité suivie de près. Pour nous, lecteurs, c’est l’assurance d’une liste d’auteurs à suivre et à lire sans hésiter.

Pour l’année 2017, nous avons l’honneur de nommer Plumes d’Or (par ordre alphabétique) :

La maison de vos rêves de Martti Linna : littérature à la finlandaise

La maison de vos rêves de Martti Linna : littérature à la finlandaiseLa maison de vos rêves le 11 mai 2016
Genre: Litterature étrangère
Pages: 254
Format: Ebook
Lu par : Audrey
two-stars
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Abrités par la forêt finlandaise, à deux pas d'un lac majestueux, l'entreprise Haliwood et son village-témoin sont spécialisés dans la construction innovante de maisons en rondins verticaux. Léguée par le fondateur à ses deux fils, Haliwood a pour logo un homme enlaçant un arbre, et se veut emblème de l'entreprise-providence. Chaque année, les employés sont invités à évaluer leur satisfaction au travail. Mauri, l'un des dirigeants, est soudain victime de tentatives d'assassinat : par asphyxie dans son sauna, puis explosion de son véhicule sur le parking... Le commissaire Sudenmaa, un brin déstabilisé par sa fille adolescente, se charge de l'enquête. Une plongée dans l'entreprise familiale, soi-disant le paradis de ses employés, sauf quand le couperet tombe sur le questionnaire anonyme d'évaluation : pour la première fois, quelqu'un a attribué la plus mauvaise note. Qui ?

Un livre peut-il être aussi froid que le pays natal d’un auteur? C’est en tout cas l’impression que j’ai eu à la lecture de ce livre. Continue reading “La maison de vos rêves de Martti Linna : littérature à la finlandaise”

Le bruit du bonheur de Sarah Tocaven : la vie

Le bruit du bonheur de Sarah Tocaven : la vieLe bruit du bonheur par Sarah Tocaven
Publié par Auto-édité le 08/07/2016
Genre: Litterature française
Pages: 166
Format: Ebook
Lu par : Laetitia
four-stars
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Alexandre reste sonné par les derniers événements, son divorce et la mort de sa mère. Aujourd’hui, il essaie de reconstruire une relation avec sa fille Emma, adolescente vindicative avec qui il doit passer des vacances en tête à tête pour la première fois. A l’occasion de cette cohabitation estivale, l’existence d’Alexandre va être bouleversée par la découverte d’un secret de famille.

C’est une femme qui a écrit ce roman, mais la relation père/fille ado y est si bien représentée qu’on a réellement l’impression de vivre l’histoire via le regard et le vécu d’Alexandre… Personnage si crédible, réel, un père divorcé comme tant d’autres… Continue reading “Le bruit du bonheur de Sarah Tocaven : la vie”

Promotion : “Le visage de Satan” de Florent Marotta

Hello les lecteurs,

Je viens d’apprendre que pour seulement 24 heures, le livre “Le visage de Satané de Florent Marotta, des éditions Taurnada sera en vente à :

SEULEMENT 1.49 € !!

Alors je n’ai pas encore lu ce livre (ça va être l’occasion) mais comme c’est un Taurnada je ne me pose même pas la question ! Je me précipite !

Et si vous voulez en faire autant il suffit de cliquer juste en dessous la couverture du livre.

Attention, je rappelle que l’offre n’est valable que 24 heures le 4 juillet.

L’offre est aussi valable sur :

  • Kindle
  • Itunes
  • Google play
  • et bien d’autres…

Le coup de coeur du mois de juin 2017

Ce mois-ci, Les Nouvelles Plumes a souhaité mettre l’accent sur les interviews (on vous en réserve encore de jolies en juillet ceci dit). Ca ne nous a pas empêché de lire quelques pépites comme :

Parmi ces livres, la moitié ont obtenu les cinq étoiles et pas une seule en a eu moins que trois. Autant dire qu’on s’est régalé et que la concurrence a été dure mais deux livres m’ont particulièrement touchée : “Dieu, l’Etat et Moi” à cause de sa vision de la France et “Personne n’a oublié” à cause de sa vision de la femme.

Après moult réflexion c’est “Personne n’a oublié” qui gagne ce mois-ci le coup de coeur du mois.