Tag Archive | meurtre

Serments mortels de Sam Carda : rocambolesque

Serments mortels de Sam Carda : rocambolesqueSecrets mortels par Sam Carda
Publié par Amazon Genre: Suspense
Pages: 524
Format: Ebook
Lu par : Ciena
one-star
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Présentation de l'éditeur
*** Cet ouvrage contient l’intégralité des trois saisons de Secrets Mortels ***

Parfois, un secret trop bien gardé peut coûter cher...

Qui oserait pénétrer dans le Domaine des Fontaines, prestigieuse résidence de la plus puissante et influente famille de Bordeaux ?

Enora Visconti, propriétaire des lieux depuis toujours, met un point d’honneur à sauver la réputation de sa famille et à garder son image de femme froide intacte.

Mais lorsque sa gouvernante, Amélie Beaufort, est retrouvée morte dans le jardin, tout bascule.
Accident ? Meurtre ?
La réputation des Visconti est ternie, leur nom est cité dans tous les journaux, la vente de leur illustre vin diminue.

Quentin Marina, jeune journaliste ambitieux, décide de mener l'enquête afin de dévoiler tous leurs secrets.
Mais tout ne se passe pas comme prévu. Un secret en cache souvent un autre.
La mort frappe à nouveau. Elle est encore plus cruelle, plus inattendue, plus spectaculaire !

Avez-vous eu la chance, comme moi, d’avoir eu une partie des “drames de Paris” de Ponson du Terrail en classe de français ?

Ce livre m’y a immédiatement fait pensé avec ses situations rocambolesques. Continue reading

Renaissance de Jean-Baptiste Dethieux : Thriller ou séance chez le psy ?

Renaissance de Jean-Baptiste Dethieux : Thriller ou séance chez le psy ?Renaissance par Jean-Baptiste Dethieux
Publié par Taurnada le 10 septembre 2014
Genre: Thriller
Pages: 168
Lu par : Ciena
two-stars
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Le psychiatre m'avait pourtant prévenu. Il ne fallait pas tenter cette plongée dans les abîmes, tout seul. Surtout pas ! Vouloir remonter le temps ou plutôt le dérouler sans l'aide d'un compagnon de route, d'un guide de haute montagne aguerri, grand connaisseur du terrain et de tous les pièges que représente cette virée dans les recoins de ma mémoire, c'était de la folie !

D’après wikipédia “Le thriller est un genre artistique utilisant le suspense ou la tension narrative pour provoquer chez le lecteur ou le spectateur une excitation ou une appréhension et le tenir en haleine jusqu’au dénouement de l’intrigue”. Lorsqu’il s’agit d’un thriller psychologique les hallucinations ou la modification de la réalité ajoute encore plus à l’intrigue. Continue reading

L’abbaye blanche de Laurent Malot : un scénario de série américaine

L’abbaye blanche de Laurent Malot : un scénario de série américaineL'abbaye blanche par Laurent Malot
Publié par Bragelonne le 14 septembre 2016
Genre: Policier
Pages: 333
Format: Ebook
Lu par : Aurore
three-stars
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Présentation de l'éditeur
Amour, meurtres et conspiration : une recette de la manipulation.

À Nantua, dans le Jura, le lieutenant Gange élève seul sa fille de six ans. Gaëlle, sa femme, les a quittés sans donner de raison.

Quand deux meurtres se produisent la même semaine dans ce coin du Jura où il ne se passe « jamais rien », Gange est entraîné dans une enquête explosive. Il s’oriente peu à peu vers l’Abbaye blanche, une secte particulièrement dangereuse, en cheville avec des notables locaux. Entre trafic d’art, âmes perdues et intervenants haut placés dans l’appareil d’État, il démêle peu à peu les fils et prend la mesure de l’iceberg qui se dresse devant lui. Les enjeux le dépassent, mais sa femme est peut-être victime de l’Abbaye blanche...

L’Abbaye blanche est un polar rural, écrit comme un film d’action et d’aventure. Visuel, sonore et bourré d’humour noir, il met en scène des personnages réalistes et touchants, victimes de l’onde de choc, au niveau local, d’affaires qui les dépassent amplement. Soucieux d’explorer les dimensions sociale et politique, Laurent Malot développe les thèmes de la manipulation, du mensonge, de l’amour et de la mort. La secte manipule ses adeptes, l’appareil d’État manipule la secte, et Gange, ce montagnard qui est un modèle d’intégrité mais a aussi ses failles, ment à sa fille, à son entourage et à lui-même en prétendant ignorer pourquoi sa femme est partie. La part belle est faite à une galerie de femmes autour de lui, qui ne s’en laissent pas compter : la journaliste, la baby-sitter, la juge, etc. Au cœur du Jura, un des personnages clé du livre, dont les magnifiques paysages offrent des horizons plus larges qu’en ville et permettent l’émergence de la sagesse et de la vérité.

Dans ce roman, nous avons tous les ingrédients du policier. Il y a donc des meurtres entourés d’un mystère épais comme un brouillard, ça c’est la base. A la tête de l’enquête, on trouve un lieutenant bourru à la vie privée très compliquée, vie privée qui va se retrouver mêlée à l’enquête. Et nous retrouvons aussi l’éternelle journaliste fouineuse qui va se rendre indispensable. Continue reading

Orages d’Estelle Tharreau : Un coup de foudre

Orages d’Estelle Tharreau : Un coup de foudreOrages par Estelle Tharreau
Publié par Taurnada le 21/03/2016
Pages: 268
Format: Livre papier
Lu par : Ciena
five-stars
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Présentation de l'éditeur :

Si vous éleviez seule une fille de seize ans et que votre petit ami devenait trop encombrant, refuseriez-vous un travail et une belle maison dans un village de carte postale où tout le monde semble prêt à vous aider ? Il est probable que non. Pourtant, vous auriez tort ! Les nuits d'orage peuvent s'avérer mortelles pour qui ne sait pas lire entre les lignes du présent et celles d'un passé enfoui depuis plus d'un siècle dans un cahier d'écolier jauni et écorné.

Du même auteur : L'impasse

Avant de vous parler de ce livre plus que surprenant je voudrais faire une petite aparté personnelle : “Orages” est un livre publié par les éditions Taurnada. Si pour vous cet éditeur est un illustre inconnu tant mieux car j’aurais eu le privilège d’avoir prédit avant tout le monde que “C’est l’éditeur qu’il faut suivre si vous aimez les polars et les thrillers et je ne serais pas étonnée si, un jour, un des auteurs de cette maison d’édition voit son film transformé pour le grand écran”. Continue reading

Eden de Serge Boudroux et Cécile de Laget : Mais bon Dieu baissez-moi cette jupe !!!!

Eden de Serge Boudroux et Cécile de Laget : Mais bon Dieu baissez-moi cette jupe !!!!Eden par Cecile de Laget, Serge Boudoux
Publié par Editions Baudelaire le 17 juin 2016
Genre: Policier
Pages: 390
Format: Livre papier
Lu par : Ciena
one-star

Présentation de l'éditeur :

Henri, beau nonagénaire un peu déjanté, habite un petit village du Gers.

La région est en effervescence. Les journaux écrits et télévisés font leurs gros titres au sujet de quatre morts violentes s’étant produites le long du chemin qui passe près de la petite maison du vieillard et mène les pèlerins à Saint-Jacques-de-Compostelle, le Camino Francés, rebaptisé par un journaliste inspiré : le « chemin meurtrier ».

Lundi 17 mai 2010. Comme chaque jour, le vieil Henri se rend sur la place de l’église et là, assise sur le banc vert où il rejoint habituellement ses rares copains encore vivants, une jeune femme sublimissime mange tranquillement un sandwich. Ils échangent quelques mots… et il se retrouve mêlé bien malgré lui à une histoire hallucinante.

De la Côte d’Azur à New-York, en passant par l’Isère et l’Auvergne, doux, violent, érotique, mystérieux, machiavélique, explosif, cruel, éclairant d’un jour nouveau des énigmes anciennes et des évènements politiques récents, ce deuxième volet de la trilogie Eden est fou : vous allez l’adorer… et sans doute détester ses auteurs.

Vous vous rappelez lors de ma critique de “Sans raison” de Mehdy Brunet que je vous avais parlé des poncifs en polar.

Peut-être avez-vous cru qu’il s’agissait de l’opinion d’une vieille bique un peu coincée : il n’en est rien. En fait saviez-vous que plus de 80 % des lecteurs de polars sont des lectrices de nos jours ? Ce n’est pas moi qui le dit, c’est une enquête très sérieuse de Babelio qui date de 2014.

De ce fait le polar actuel est très différent de ce qu’il était dans les années 70-80 où pour faire un bon livre il ne fallait qu’ajouter un privé, une belle blonde (ou brune) et de la castagne. De nos jours les lecteurs (et donc souvent lectrices) veulent du suspense, de la psychologie, de l’intrigue.

Frédéric Dard a eu de beaux jours mais je doute qu’à notre époque il aurait eu autant de succès, quoique avec son humour et sa maîtrise de la langue française il ait créé un genre vraiment à part.

En ce qui concerne Eden, c’est exactement ce qui s’est passé. L’histoire est totalement noyée par les galipettes de l’héroïne, décrits à la façon d’un mauvais porno ce qui fait que, non, je n’ai pas du tout adhéré.

De plus les personnages ne sont pas plausibles et  l’intrigue est mal menée. Si on s’accroche un peu on comprend tout au plus que l’histoire est écrite par un petit vieux amoureux d’une tueuse en série mais c’est illogique car en grande partie il n’est pas témoin de l’histoire et n’aurait donc pas pu la raconter. Enfin on sent clairement que l’auteur aime s’entendre parler au détriment du lecteur qu’il prend d’ailleurs régulièrement pour un inculte. Il va même jusqu’à faire “une petite expérience” (c’est lui qui le dit) pour voir si on n’est pas amateur des “flatulences verbales des anges de la télé-réalité”.

C’est dommage car par contre, l’écriture est recherchée mais encore une fois l’intrigue est mal construite et on a tout simplement pas envie de savoir la suite.

Enfin dernier point, vous constaterez que je viens de critiquer le tome 2 de ce livre. Ce n’est pas une erreur de ma part, l’auteur ayant exigé que cela soit comme çà et que je n’avais pas besoin de lire le tome 1 pour comprendre le tome 2. C’est finalement une preuve d’indulgence car je n’aurai de toute façon pas lu deux tomes de ce récit.

Je ne mettrai donc qu’une étoile pour l’écriture.

Sans raison de Mehdy Brunet : de toute façon vous n’en aurez pas besoin pour le lire

Sans raison de Mehdy Brunet : de toute façon vous n’en aurez pas besoin pour le lireSans raison par Mehdy Brunet
Publié par Taurnada le 27 avril 2015
Genre: Policier
Pages: 274
Format: Livre papier
Lu par : Ciena
five-stars
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4ème de couverture :
Je suis dans cette chapelle, avec ma femme et mes deux enfants, je regarde le prêtre faire son sermon, mais aucun son ne me parvient.
Je m'appelle Josey Kowalsky et en me regardant observer les cercueils de ma femme et de ma fille, mon père comprend.
Il comprend que là, au milieu de cette chapelle, son fils est mort. Il vient d'assister, impuissant, à la naissance d'un prédateur.

S’il y a bien un genre dans lequel on peut être vraiment mauvais c’est le polar. Etrangement beaucoup de gens pensent qu’il suffit d’un crime, d’une minette sexy, d’un policier véreux,de saupoudrer tout ça de whisky et de quelques scènes sanglantes et voilà… Continue reading

Quatorze mois de Carine Russo : une attente monstrueuse

Quatorze mois de Carine Russo : une attente monstrueuseQuatorze mois par Carine Russo
Publié par La renaissance du livre le 17 août 2016
Genre: Litterature française, Litterature francophone
Pages: 246
Format: Ebook
Lu par : Laetitia
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Julie et Mélissa ont été enlevées le 24 juin 1995. Ce n'est que quatorze mois plus tard, le 17 août 1996, que les corps sans vie des petites filles seront retrouvés. Un épisode qui fera date dans les annales judiciaires belges. Une date qui est gravée dans toutes les mémoires. Dans cet ouvrage, pour la première fois et sur un ton très juste, Carine Russo, la maman de Mélissa, s'exprime longuement sur son ressenti, ses émotions, son combat durant ces quatorze mois et sa détermination sans faille à retrouver les fillettes. Un récit bouleversant, profond, sans langue de bois.

Quatorze mois.
Titre qui a éveillé ma curiosité… 14 mois de quoi ? lecture du résumé… Ok on s’engage dans tout sauf une lecture légère… Aborder cette ” affaire” quel vilain terme, plutôt ce tremblement de terre qui a forcé à ouvrir les yeux sur le pire dont l’être humain est capable Continue reading

Ceux qui sont restés de Charles Revue : On aurait bien aimé mais …

Ceux qui sont restés de Charles Revue : On aurait bien aimé mais …Ceux qui sont restés par Charles REVUE
Publié par Librinova le 25 mars 2016
Genre: Policier
Pages: 347
Format: Ebook
Lu par : Ciena
three-stars
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Ça vous dirait de ruiner votre carrière et votre couple en un seul jour ? De devoir retourner vivre dans votre maison d’enfance abandonnée ? Moi non plus. Pourtant me voilà contraint à ce retour à la case départ. Je retrouve des visages familiers, mais la petite ville qui m’a vu grandir a bien changé. Et les souvenirs d’enfance qui remontent ne sont pas tous agréables, surtout celui de l’enlèvement jamais élucidé de mon meilleur copain. Alors quand de curieux incidents laissent penser que le ravisseur est de retour, je vais devoir mettre en risque ma santé mentale pour affronter mes vieux démons et chercher la vérité.

Lorsqu’on m’a proposé de lire ce livre on m’a prévenu : c’est un polar.

Ok. J’ouvre le livre et je ris de bon coeur pendant les dix premières pages. Un polar c’est sûr ? Je ne crois pas. En tout cas ce n’est qu’à partir de la 30eme page environ qu’on commence tout juste à sentir venir l’intrigue, et encore. Continue reading

Meursault contre-enquête de Kamel Daoud : Il aurait pu fermer le cercle, dommage…

Meursault contre-enquête  de Kamel Daoud : Il aurait pu fermer le cercle, dommage…Meursault Contre-Enquête par Kamel Daoud
Publié par Acte Sud le 4 mai 2016
Pages: 152
Format: Livre papier
Lu par : Sandra de Bibliblog.net
three-stars
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Présentation de l'éditeur

Il est le frère de "l'Arabe" tué par un certain Meursault dont le crime est relaté dans un célèbre roman du XXe siècle. Soixante-dix ans après les faits, Haroun redonne un nom et une histoire à Moussa, mort par hasard sur une plage d'Alger trop ensoleillée. Soir après soir, dans un bar d'Oran, le vieillard rumine sa solitude, sa colère contre les hommes qui ont tant besoin d'un dieu, son désarroi face à un pays qui l'a déçu. Etranger parmi les siens, rage et frustration inentamées, il voudrait clore cette histoire et mourir enfin. Hommage en forme de contrepoint rendu à L'Etranger d'Albert Camus, Meursault, contre-enquête joue vertigineusement des doubles et des faux-semblants pour évoquer la question de l'identité et des héritages qui conditionnent le présent.

Par honnêteté et pour garder ma liberté de critique je ne lis jamais les chroniques des autres blogs avant d’avoir écrit la mienne et, en règle général je ne le fais pas non plus après sauf quand je suis déçue par un livre histoire de …

Pour celui-ci le souci était que bien que j’ai relativement apprécié ce livre, quelque chose me gênait, une forme d’inaccompli qui me laissait un goût amer sans que j’arrive à mettre le doigt dessus

Il s’avère qu’en allant lire les blogs de passionnés de littérature comme moi, je suis tombées sur la critique de Sandra qui est tombée pile dessus.

J’ai donc contacté Sandra pour l’inviter à publier sa critique sur mon blog. Je vous invite à la contacter sur bibliblog.net pour plus de détails.

La note mise à ce livre sera donc la même que celle de l’auteur de cette critique.

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Comme j’avais beaucoup aimé L’Étranger de Camus, lorsque le roman de Daoud était sorti, je m’étais promis de le lire un jour. Le temps a passé et j’ai profité des vacances pour l’acheter. J’avoue que j’ai eu un peu de mal à lire ce roman. Le récit est mené à la première personne. Le narrateur, c’est Haroun, le frère de l’Arabe tué par Meursault. Il est âgé et s’adresse à un interlocuteur qui n’intervient à aucun moment. Je trouvais intéressant de se positionner du côté de la victime, de décaler le point de vue. Le narrateur raconte comment il a été marqué par le meurtre de son frère sur la plage.

En effet, leur mère M’ma ne s’est jamais remise de la perte de son enfant et a enfermé son deuxième fils dans le deuil, la mort, la culpabilité d’être vivant alors que son frère était mort. Le roman aborde donc la difficile relation mère-fils après une telle tragédie. Le personnage de la mère, du point de vue du fils, est sans concession et malgré tout mêlé de tendresse :

« Elle mentait non par volonté de tromper, mais pour corriger le réel et atténuer l’absurde qui frappait son monde et le mien. »

Mais cette relation l’étouffe et l’empêche de vivre pleinement, d’être heureux.

J’ai trouvé la structure du récit intéressante : on navigue au gré des souvenirs et des réflexions du narrateur, dans un mélange qui n’est donc pas chronologique. J’ai trouvé que des éléments se répétaient parfois un peu trop à mon goût, pour bien marteler ce qui est important aux yeux du narrateur. Celui-ci veut surtout donner une identité à son frère tué sur la plage en plein soleil, dont le corps n’a jamais été retrouvé : il s’appelait Moussa parfois surnommé Zoudj, avait un nom, une famille, existait aux yeux des autres alors que Camus a effacé cette identité en ne l’appelant que « l’Arabe » et en n’indiquant jamais les conséquences au sein de la famille de la victime.

« Mon frère Zoudj, lui, est discrètement retiré de la scène et entreposé je ne sais où. Ni vu ni connu, seulement tué. À croire que son corps a été caché par Dieu en personne ! Aucune trace dans les procès-verbaux des commissariats, lors du procès, dans le livre ou dans les cimetières. Rien. Parfois, je vais plus loin dans mes délires, je m’égare davantage. Peut-être est-ce moi, Caïn, qui ai tué mon frère ! J’ai tant de fois souhaité tuer Moussa après sa mort, pour me débarrasser de son cadavre, pour retrouver la tendresse perdue de M’ma, pour récupérer mon corps et mes sens, pour… »

Pour éviter de dévoiler la suite du roman, je dirais simplement d’autre part que le narrateur s’inscrit dans la ligne de Meursault et agit dans ce roman comme en miroir par rapport au héros de Camus. Il pose ainsi la question de la légitimité du meurtre en temps de paix et en temps de guerre, ce que j’ai trouvé intéressant.

Toutefois, même si les actions des deux héros sont symétriques, Haroun ne ressemble pas à Meursault : nous ne retrouvons pas cette froideur, cette indifférence qui font son étrangeté et sa particularité. Cela se voit à l’écriture elle-même, véritable dialogue à sens unique avec un interlocuteur muet mais pris en compte. C’est aussi et surtout souligné par la relation du narrateur aux femmes, à sa mère pour laquelle il éprouve de véritables sentiments complexes et contradictoires, et surtout à Meriem dont il tombe amoureux :

« Il a bien fallu que je me redresse et que je la regarde enfin. Et je l’ai vue, cette petite femme frêle aux yeux vert sombre, soleil candide et incandescent. Sa beauté me fit mal au cœur. J’ai senti ma poitrine se creuser. Jusque-là, je n’avais jamais regardé une femme comme une possibilité de la vie. J’avais trop à faire à m’extraire du ventre de M’ma, à enterrer des morts et à tuer des fuyards. Tu vois un peu. On vivait en reclus, je m’y étais habitué. […] lorsque je l’ai aperçue dans le bus d’Alger, j’ai senti un trou dans mon cœur. Déjà sa présence ne suffisait pas à combler ce qui se creusait en moi. »

C’est donc un roman intéressant et original à lire après l’Étranger de Camus dont il est le contrepoint.

Le serment du passeur de Fréderic Clementz : Un grand vertige et LE coup de coeur de ce mois-ci

Le serment du passeur de Fréderic Clementz : Un grand vertige et LE coup de coeur de ce mois-ciLe serment du passeur le 2016
Genre: Suspense
Pages: 206
Format: Ebook
Lu par : Ciena
five-stars
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Présentation de l'éditeur

*** Le Serment du Passeur, élu lauréat au Salon Livre Paris 2016 par le jury Amazon-Kindle ***

Parfois, les bourreaux aussi croient faire le bien.

Antoine Drévaille n'oubliera jamais. Dévasté à quinze ans par une agression d'une violence inouïe, il décide, 19 ans plus tard, d'adresser une longue lettre à son tortionnaire.
Une confession hallucinante pour se désencombrer enfin de cette humiliation qui a souillé sa vie.

Mais le passé ne rend pas les armes aussi facilement.
Un lourd secret révélé un matin d'hiver dans les somptueuses calanques de Cassis va de nouveau bouleverser la vie d'Antoine.

À partir de cette seconde vertigineuse face aux vagues hurlantes, cet homme marqué au fer rouge et soudain « ébloui de l'intérieur » va faire de sa nouvelle vie un combat sidérant contre les coups de poignard du destin :
le sien et celui de ceux qu'il aime, qui sont à genoux et n'ont plus la force de se battre.

Mais n'y a-t-il pas derrière le secret dévoilé dans les calanques un piège abyssal, une illusion et le début d'un nouvel enfer ?
Peut-être. Ou peut-être pas.
Ce qui est sûr, c'est que l'histoire d'Antoine Drévaille va loin. Très loin. Jusqu'à l'impensable.
La voici.

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Alors que le coup de coeur du mois de juillet était “Auriane” de Cecile KOPPEL ( l’interview aurait lieu en septembre), celui de mois-ci est incontestablement “Le serment du passeur”.

Je vais être, comme je le suis toujours, totalement honnête : je suis tombée sur ce livre par hasard en cherchant de nouveaux auteurs sur Amazon et en fait à la base c’était même un défi. Continue reading