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Française ?

Le lendemain de notre arrivée, on courait, prêts à bronzer pour trouver…une plage quasi déserte et une eau aussi froide que possible.

Bref on était seuls et un peu déçus. Les touristes ne semblaient pas être encore arrivés et le soleil ne voyait donc pas l’intérêt de se présenter non plus.

Seuls ? Non pas vraiment. Attirés par l’odeur des nouveaux venus, les marchands ambulants nous remarquèrent tout de suite et se précipitèrent sur nous comme une nuée de moustiques (je peux vous assurer que c’est à la limite du violent quand on n’est pas habitué).

En général ça se passe toujours comme ça :

« Français ? »

« Oui »

« Photos ? »

« Non »

« Allez photo. Gratuit ! » (et j’insiste et je m’incruste et je t’arrache l’appareil photo des mains …)

….

« Tu veux des oranges ? Pas cher. »

« Non »

« Si tiens voilà prends ! » (et je te mets les oranges de force dans le sac de plage qui se rempli de sable par la même occasion)

« Non je ne veux pas  »

« Si pour enfants. Moi enfants. Toi enfants ? Moi faim. Toi gentil français » (Tu donnes un dinar pour qu’il te foute la paix)

«  Non 25 dinars » (pour trois oranges qui en valent 5 au marché du coin)

« Ça va pas non  ! Je n’ai pas 25 dinars ! »

« Allez 20 »

« Non, reprend tes oranges »

« Allez 15 »

« Non j’ai dit  ! »

Le téléphone du fameux marchand sonne et sans te lâcher pour autant, tout en te bloquant l’accès à la mer et à sa vue, il se met à parler avec je ne sais qui de sa famille.

« Allez 10 et je te donne 2 de plus »

« Et merde, tiens voilà 5 dinars pour tes trois oranges et fiche-moi la paix. (le marchand part en grommelant qu’on n’est pas polis, pas gentils etc…) »

Cinq minutes après ce sera le vendeur de cacahuètes, de serviettes de bain, cigarettes, bijoux en toc…

Bref, dégoûtée je rentre à l’hôtel et là je me fais accoster par le propriétaire de la boutique de cadeaux de l’hôtel.

« Bonjour, française ? »

« Ah non hein ! Ça suffit ! »

Xavier tente de me calmer et explique au marchand notre mésaventure. Celui-ci prend un air désolé.

« Oui je sais ils sont pénibles avec les touristes. Ils cherchent toujours à les voler. C’est pas comme ça qu’ils vont les faire revenir ! Ecoutez, si vous avez besoin de quelque chose ne prenez rien dehors, ils vous voleront. Venez chez moi et je négocierai pour vous ».

« Ok c’est gentil ».

En traversant le couloir pour atteindre notre chambre on passe devant le SPA de l’hôtel

« Bonjour, Ça ne vous dit pas un massage ? »

« Plus tard »

« D’accord à plus tard »

Pendant trois jours il nous faudra faire preuve d’ingénuité et d’une grande connaissance du plan de l’hôtel pour éviter de passer devant. Autrement l’esthéticienne nous harcelera en prenant une voix plaintive

« Pourquoi vous ne venez pas ? »

« Plus tard »

« Oui mais quand plus tard ?  Allez on prend rendez-vous ? »

« Ok je passerai dans la semaine »

« Vous payez tout de suite d’abord et puis on fixe un rendez-vous »

« Non plus tard »

« Bon je vous attend »….

Allez ! Un petit verre au bar pour se remettre. On n’est pas assis qu’un type se présente avec un catalogue :

« Français ? »

Je me tais pour éviter de devenir violente et Xavier explose de rire

« Excursion avec un chameau, bateau pirate, quad ? »

Là je me dis que si je lui réponds que je ne suis pas intéressée, en arabe, il me prendra pour une fille du pays et me foutra la paix.

Effectivement il m’écoute étonné et quand j’ai fini, il me sourit et me répond :

« Ah ! française ! »

Xavier, mort de rire, prend des notes.

Les autobiographies : bêtes noires des mauvais éditeurs

Un éditeur m’a dit un jour que les autobiographies étaient la bête noire des éditeurs. Inintéressantes pour les lecteurs, invendables si l’auteur n’est pas une star. Bref, à l’entendre, les lecteurs que nous sommes refuserions de nous intéresser à l’histoire d’une personne réelle (mais nous précipiterions pour vider les rayons de livres concernant celle d’un vampire) simplement parce que la vie d’une vraie personne est ennuyeuse. Continuer la lecture

Les Nouvelles Plumes rouvrent leurs portes

Attention auteurs !

Les Nouvelles Plumes rouvrent leurs portes si, comme d’habitude, vous êtes une nouvelle plume et n’avez publié que votre premier ou second livre.

Pour les conditions il vous suffit de lire la page « partenariat ».

Attention cependant, nous recevons beaucoup de demandes tant d’auteurs que d’éditeurs et, pour être respectueux des délais de critiques, nous ne pouvons pas accepter tout le monde ! C’est premier arrivé dans notre boite aux lettres, premier servi !

Aussi il est fréquent qu’on ne puisse plus accepter de livres une semaine après avoir dit qu’on en prenait  (la dernière fois on en a reçu 15 en une semaine) ! Ne vous fâchez pas pour autant. Si vous êtes inscrits à la newsletter vous avez déjà été avertis avant tout le monde (d’où l’intérêt de le faire) et la seule raison pour laquelle nous sommes amenés à refuser votre livre c’est pour ne pas vous faire trop attendre entre la réception et l’article.

 

Voilà ce que je fais aux mauvais auteurs (niah niah niah)

Hello à tous,

Dernièrement je vous avais parlé du concours organisé par notre amie Hélène du blog cultur’all et je vous avais dit que je proposais un lot dont je vous parlerai plus tard : une sculpture sur livre.

Quesako ?

Et bien en fait il m’a pris, récemment, l’envie d’essayer de concilier certaines de mes passions (à savoir les livres, l’artisanat et la solidarité) et j’en ai sorti ça :

 

Le principe : j’achète à des associations caritatives (ou par dons) des vieux livres dont personne ne veut plus. Je les sculpte. Je les vends et je reverse une partie de mes gains à une association caritative (en l’occurrence actuellement le secours populaire). De temps en temps j’en fais aussi spécifiquement pour des causes, en dépôt-vente dans des associations.

Je sculpte des images, bien sûr, mais aussi des souvenirs, des portraits (sur photo), des noms, des évènements etc…

Et c’est là que vous intervenez.

Je sais qu’un grand nombre d’entre vous sont blogueurs et organisent des concours. Afin de faire connaître ma boutique je propose de participer en offrant l’une de ces jolies sculptures en lot, des bons d’achats et de réduction sur la boutique.

Alors si ça vous intéresse n’hésitez pas à me contacter.

Amicalement,

PS : Bien sûr le titre était une blague, autrement il me faudrait un garage entier pour les stocker (oh qu’elle est méchante !!!)

 

Le mannequin du salon du livre

Hier j’ai discuté avec une nouvelle plume qui venait d’auto-publier son livre. Il était bon et, par curiosité, je lui ai posé la question rituelle : « pourquoi avoir choisi l’auto-édition plutôt que l’édition traditionnelle ? ». Je m’attendais à la réponse classique bien sûr mais j’ai été très surprise lorsqu’elle (il en l’occurrence car c’était un homme) m’a dit « Je l’ai déjà fait mais l’édition traditionnelle ne me convient pas. L’éditeur me pousse à aller dans des salons. »

Cette réaction, je l’ai déjà vue avant. Certains auteurs manquent de confiance en eux ou en leur oeuvre ou tout simplement ne savent pas comment faire mais n’osent pas le dire (surtout ceux qui ont du mal avec les nouvelles technologies d’ailleurs). Ils refusent de comprendre que parmi les plus de 90.000 titres qui sortent chaque année (source Syndicat National de l’Edition) et compte tenu que moins de 70 % des français ont lu un livre dans l’année, leur livre n’a aucune chance d’être ne serait-ce que visible s’il ne font pas l’effort de le mettre en avant eux-mêmes. Cependant cet auteur, m’a dit, je cite  : « Je ne suis pas assez beau pour qu’on me remarque ».

En gros et pour résumer sa pensée, le salon du livre n’est pas fait pour présenter des livres mais pour présenter des mannequins déguisés en auteurs et, de toute façon, seuls les plus beaux vendent leurs livres. Ça m’a sidérée.

Et puis je suis tombée sur CA

Il y a quelques semaines je me suis lancée dans une nouvelle aventure littéraire dont je vous parlerai dans un autre article et on m’a dit à peu près la même chose : « Ciena ton idée est super mais vu que tu es une taille XXL il y a peu de chance que les éditeurs te prennent au sérieux ». Pardon ?!

Je connais cependant tout un tas d’auteurs qui ne sont pas des mannequins mais qui vendent bien, que ce soit en salon ou en librairie. Leur secret ? L’amabilité et une touche d’originalité. J’ai vu une auteure de fantasy, par exemple, dont le stand était plein parce que, tout simplement, au lieu de juste étaler ses livres, elle avait décoré sa table avec des bouteilles de « potions magiques » (du coca), de bonbons mystérieux et de paillettes partout.

Personnellement je suis comme je suis. Je ne vais pas du jour au lendemain faire une taille 42, c’est comme ça. Et alors ? Je suis souriante, dynamique, je crois en mes projets, dans les auteurs et si certains éditeurs ne le voient pas et bien…. tant pis pour eux et c’est tout ! (et si vous voulez savoir de quoi je parle cliquez ici).

De même je crois qu’un auteur souriant, dynamique, qui croit en son livre, n’a pas besoin de se transformer en « mannequin du salon du livre » pour réussir mais il a certainement besoin des bons outils et pour le prouver j’ai décidé de mener une expérience…. que je vous dévoilerai dans un prochain article.

 

Lisez bon sang !

« Le monde va mal ma p’tite dame. Y a le racisme, la guerre, l’homophobie, la maltraitance animale et la pollution, les politiciens corrompus, les patrons qui profitent de nous…. »

Cette diatribe sans fin je l’entend en permanence sur mon lieu de travail, dans le journal télévisé, sur les réseaux sociaux et vous allez peut-être me prendre pour une dingue mais je trouve que c’est une bonne nouvelle, une très bonne nouvelle même. En fait c’est même la meilleure qui soit. Continuer la lecture